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Louer à un étudiant : modalités, fonctionnement, avantages

Traditionnellement, le locataire étudiant est précédé d’une réputation en demi-teinte : fêtard, peu consciencieux, faiseur de troubles… Mais cette image a beaucoup changé avec le temps – en bien ! Aujourd’hui, il est clairement avantageux de louer un studio (ou un logement plus grand) à un étudiant, notamment en raison de la souplesse offerte en matière de bail locatif. On vous explique tout ça.

Louer un studio à un étudiant : les avantages

Le fait de choisir un locataire étudiant revêt plusieurs avantages. Le premier, et non des moindres, c’est la stabilité de la demande : compte tenu du fait que le nombre d’inscrits dans les universités et les écoles supérieures est toujours élevé, et que l’offre de logements en résidences étudiantes est loin d’être à la hauteur, on peut affirmer sans se tromper qu’il y aura toujours une clientèle pour louer un studio ou un bien immobilier plus grand en colocation.

Le deuxième avantage, c’est le risque réduit d’impayés de loyer. Les locataires étudiants, en effet, de par leur situation (financière), sont généralement épaulés par leurs parents ou par des proches (qui jouent les garants), ou bien soutenus par des dispositifs d’État, à l’instar de la garantie Visale. Ils bénéficient également des aides au logement (APL).

Le troisième avantage réside dans la variété des logements concernés par la demande étudiante. De fait, s’il est fréquent de louer un studio à un étudiant, il faut savoir que tous les types de logements (2 pièces, 3 pièces, maison…) peuvent trouver preneur – y compris les grandes surfaces, privilégiées dans le cadre d’une colocation. Plus que la nature du logement, c’est donc son emplacement qui importe : proche des écoles et des universités, ou des transports permettant d’y accéder rapidement.

Enfin, le dernier avantage a trait à la souplesse du bail locatif qu’il est possible de proposer à un locataire étudiant. Ce sera l’objet de la partie suivante.

Louer à un étudiant : un bail locatif particulièrement souple

En choisissant de louer un studio ou tout autre type de logement (entier) à un étudiant, vous avez le choix du contrat locatif que vous souhaitez proposer :

  • Un bail vide. D’une durée de trois ans, il est rarement choisi dans le cadre d’une location étudiante, car ce profil d’occupant privilégie les logements meublés.
  • Un bail meublé. D’une durée d’un an (reconductible, avec possibilité d’établir une durée plus élevée), il suppose de meubler entièrement le logement.
  • Un bail étudiant. D’une durée de neuf mois (non renouvelable tacitement), il a l’avantage de permettre au propriétaire de récupérer son logement à l’issue de ce délai sans donner congé et sans présenter de motif. Le locataire peut partir à tout moment en cours de bail en respectant un préavis d’un mois. Ce type de contrat offre aussi la possibilité de louer en saisonnier durant la période estivale (mais attention aux démarches spécifiques à chaque ville – voir, par exemple, les conditions pour louer en saisonnier à Paris).
  • Un bail mobilité. Dernier né des contrats locatifs, le bail mobilité est le plus flexible de tous : il peut aller d’un à dix mois, en fonction des besoins du locataire (pour la durée d’un stage ou d’une formation, par exemple). Le logement doit être meublé. À l’issue du bail, si le locataire souhaite rester, il faut toutefois lui proposer un autre type de bail – étudiant ou meublé.

En somme, vous avez la possibilité d’opter pour le type de contrat locatif qui vous convient, en fonction de vos besoins et de vos projets pour la suite.

louer un studio

Louer une chambre chez l’habitant

La location étudiante offre d’autres options que le seul fait de louer un studio ou un logement plus grand. Il est possible de proposer une chambre meublée dans sa résidence principale, avec un bail classique, étudiant ou mobilité. Cette solution permet en outre d’être exonéré d’impôt sur les loyers, sous conditions :

  • Le logement doit être votre résidence principale.
  • La pièce meublée occupée doit constituer la résidence principale du locataire (pour un étudiant, il s’agit du logement occupé dans le cadre de ses études, même s’il reste rattaché au foyer fiscal parental).
  • Le loyer doit rester raisonnable, sous les plafonds fixés chaque année par décret (par exemple : 150 € hors charges par an et par mètre carré, soit 175 € pour une chambre de 14 m2). Rien n’interdit de louer plus cher, mais les loyers collectés seront alors imposés.

En somme, la location étudiante offre de multiples avantages aux bailleurs : il est possible de louer un studio, un logement plus grand, voire même une chambre inoccupée dans une résidence principale, tout en bénéficiant d’une grande souplesse quant au choix du bail locatif.

Article écrit par:

Conseiller en gestion locative

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